vendredi 03 novembre

Belle fleur

Fleur des îles joyau de la terre Ton essence parfume l’éther les oiseaux descendus du paradis Hésitent encore devant ton écrin. Ils s’approchent comme pour se Nourrir et reculent : ils refusent L’inévitable instant où ils se Blottiront dans ton écharpe Vermeille pour se donner à Toi en de subtiles délices de sucre, de souffles délicats Enfin posés sur tes pétales Habillés des embruns du pacifique.  
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vendredi 03 novembre

Vents

J'ai poursuivi le vent dans ma quête journalière Je n'ai ramassé que des rayons de poussière, J'ai cherché à les rassembler longtemps je me suis lassée  bien évidemment. Oh  vie  toi qui te nourris de vibrations change mon avenir pour sauver mon attention. Je me place face au mistral et à la tramontane le temps que les fleurs ployées ne se fanent, Je veux créer un monde à moi  dans les airs fabuleux je veux peindre les habitants des cieux.
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jeudi 02 novembre

Dans ses yeux

Dans ses yeux le monde est clarté et lumière, Dans ses yeux les cris des enfants sont une joie Dans ses yeux le crépuscule devient bleu. Plus d'une fois j'ai aimé la douceur de son regard, la caresse des cils longs et soyeux. Plus d'une fois j'ai buté sur la barrière de son chagrin sans pouvoir aller plus loin.
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jeudi 02 novembre

Une lumière d'automne

Le pâle azur donne à l'astre ses instants. J'aime le doré de ses rayons, il passe les rideaux s'offre au bois qui vit dans ses lueurs. Sur la table, abandonnées par une main négligente, les pommes composent leur doux parfum de miel et s'alanguissent à la chaleur , elles ocrent le tableau de l'artiste  jongleur de leur vie pour encore quelques heures. ​ ​
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mercredi 01 novembre

Reconnaissance

Au creux du foyer il se taisait, il avait tant dupé qu'il était démasqué, il regrettait son autorité. Auprès des filles approchées il se retrouvait, émoustillait sa souveraineté, dans l'attente d'une reconnaissance à moitié approuvée. Se disait loup solitaire, un temps certes passé, il hurlait désormais dans les rues, tel un affamé du temps où il aurait pu aimer pour être aimé.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Haïku d'automne

Un rayon luit,  chat s'endort les moustaches lisses. Le Soleil fuit. Pluie.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Le passage

Le miroir ne me renvoie plus la jeunesse Qui pourtant fait chavirer le monde. Agrippé à la reconnaissance, Il part vers la blondeur des pays plats. Je suffoque et le laisse s'orienter vers le nord. je tends la clé qui ouvrira leur univers et refermera ma solitude. Le vent emporte l'espoir pour créer la tragédie. Passage et souffles contraires. ​ ​
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mercredi 01 novembre

Retournement

Il se retourne pour se lever et vivre loin des sourires d'avant et des tendresses d'alors. tel une terre non labourée et infertile   il n'est plus s'il ne peut attendre les clignotements de l'écran qui le verront espérer, folâtrer et rêver . Il cache le verre déjà ancien et terni qu'il retourne à chaque fois, Il ne veut pas que je vois.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Alter

L'arbre a vécu, il s'affaiblit, déploie ses dernières forces. Ses branches fines et cassantes cherchent encore à sourire A de jeunes pousses qu'il observe à l'envie derrière l'écran de ses désirs. Un sursaut bien illusoire qu'il aime et qu'il nourrit, par ses accroches de sève désormais ralentie. Rattraper le temps n'est pas de son monde, les tiges florissantes l'ont bien compris. Les senteurs de la forêt entière, ils les veut, elles  fuient.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Dans la nuit

Dans la nuit froide et profonde A l'intérieur des maisons les lits froids pleurent et gémissent. Quelques pas feutrés signent l'activité des noctambules affamés. La lune juste formée lance sa lueur d'opaline à travers les branches. Nul rêve , nulle envie. A peine les souffles de mon âme usée.    
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