mercredi 01 novembre

Reconnaissance

Au creux du foyer il se taisait, il avait tant dupé qu'il était démasqué, il regrettait son autorité. Auprès des filles approchées il se retrouvait, émoustillait sa souveraineté, dans l'attente d'une reconnaissance à moitié approuvée. Se disait loup solitaire, un temps certes passé, il hurlait désormais dans les rues, tel un affamé du temps où il aurait pu aimer pour être aimé.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Haïku d'automne

Un rayon luit,  chat s'endort les moustaches lisses. Le Soleil fuit. Pluie.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Le passage

Le miroir ne me renvoie plus la jeunesse Qui pourtant fait chavirer le monde. Agrippé à la reconnaissance, Il part vers la blondeur des pays plats. Je suffoque et le laisse s'orienter vers le nord. je tends la clé qui ouvrira leur univers et refermera ma solitude. Le vent emporte l'espoir pour créer la tragédie. Passage et souffles contraires. ​ ​
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mercredi 01 novembre

Retournement

Il se retourne pour se lever et vivre loin des sourires d'avant et des tendresses d'alors. tel une terre non labourée et infertile   il n'est plus s'il ne peut attendre les clignotements de l'écran qui le verront espérer, folâtrer et rêver . Il cache le verre déjà ancien et terni qu'il retourne à chaque fois, Il ne veut pas que je vois.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Alter

L'arbre a vécu, il s'affaiblit, déploie ses dernières forces. Ses branches fines et cassantes cherchent encore à sourire A de jeunes pousses qu'il observe à l'envie derrière l'écran de ses désirs. Un sursaut bien illusoire qu'il aime et qu'il nourrit, par ses accroches de sève désormais ralentie. Rattraper le temps n'est pas de son monde, les tiges florissantes l'ont bien compris. Les senteurs de la forêt entière, ils les veut, elles  fuient.   ​ ​
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mercredi 01 novembre

Dans la nuit

Dans la nuit froide et profonde A l'intérieur des maisons les lits froids pleurent et gémissent. Quelques pas feutrés signent l'activité des noctambules affamés. La lune juste formée lance sa lueur d'opaline à travers les branches. Nul rêve , nulle envie. A peine les souffles de mon âme usée.    
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jeudi 26 octobre

L'amour jamais

Au creux du crépuscule elle a frôlé le dupe. Elle a marché des distances inouïes pour comprendre sa vie. Rien ne s'opposait à l'intime et pourtant tout la sépare désormais. Excuses et bredouillements de l'impensable. La mémoire a terni.  
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dimanche 01 octobre

L'oeil Nature

 L'oeil Nature Un léger frisson Et l'automne est là. L'oeil Nature n'a que Quelques jours à vivre, J'aimerais capter son regard intense et lui dire tous les secrets de la terre endormie. Déjà les feuilles tombent et l'iris se ternit quand la glaise se fend et devient poussière. M'abreuver est ma source d'énergie.
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samedi 24 juin

Bruits et chaleurs

Un jour de Saint-Jean n'est pas un jour. C'est une nuit qui tremble dans le bruit Et les chaleurs de l'été naissant. La rue Chaude exhale le bitume et les moteurs. Plus bas des portes claquent et les discussions s'animent. Les rires se mêlent aux cris des promeneurs du soir. Dans mon souvenir cette nuit est une Robe jaune et le tempo d'une danse De bord de mer, douces et tendres comme les étoiles qui brillaient il y a Bien longtemps. Sont-elles encore là ?
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samedi 24 juin

Un autre mois de coquelicots

Le mois est passé et s'en furent à jamais Les pétales fragiles des cœurs oubliés. L'esprit se perd à trop rattraper les quelques Jours où ton visage était en avril dessiné. Sans jamais t'effacer je ne pourrai te bercer Alors je pleure de t'avoir tant perdue Au creux de mes bras le chagrin est né Et le sérieux de la vie me suit dans ton ombre
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