Je parcours le chemin tant de fois foulé

le parfum de la glycine presque saturé

nous prenait à la gorge, nous courions

pour arriver à l'escalier, repaire des grillons.

 

L'air chaud enveloppait nos chemisiers

caressant notre peau déjà hâlée,

ssoufflés nous étions aux amandiers

cueillant ces perles blanches et nacrées

 

pour le régal du soir quand les trains passaient.

Nous prenions alors d'assaut la grosse maison

aux murs froids, nos chants frissonnaient de joie

et le jardin s'endormait repus et apaisé.

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