Le vent glacial est venu après la lune

en lui des grêlons plein d'amertume

ont déversé leur rancoeur sur la forêt

sans compter leurs assauts répétés.

La blancheur glaçante des frimas

s'attarde sur les tronc, longs mâts

des nuits sans répit qui les tord

 tels des fantômes gelés au premier abord.

Tout tremble et grelotte à l'orée du bois

la terre est pâle et le ciel est aux abois,

il sait que les heures sont longues et traînantes

dans cet univers aux espaces gommés. C'est l'attente.