Quand je le vois je sens le vent
Qui m'apporte les mots que le
Temps trop vite dépose et reprend.

Une soif intarissable de paroles
Que les arbres vénérables bruissent
Et répètent dans leurs branches étales.

Des retrouvailles qui passent si rapidement
Et qui n'ont donné aux souffles rapprochés
Que le quart de ce qu'ils voulaient s'offrir.

Faiblesse de l'homme qui ne maitrise
Ni son désir , ni son équilibre et se laisse
Guider dans un avant toujours éternel.