Dans ma pièce de vie

face à moi, je lève les yeux

vers l'horloge déstructurée,

mon regard, tantôt absorbé

par son côté solide me rappelle

les heures réelles que les

fileuses nous octroient comme

si chaque soir en m'endormant

je m'adonnais au fruit du destin.

Et puis, quand mon esprit vagabonde

j'aime penser à la liquidité du temps

qui passe entre mes doigts tel

un fleuve au débit incertain mais

qui charrie dans son lit la mémoire

du passé vers un avenir houleux

sans que je puisse arrêter le présent.

 

 

 

reloj estropeado