Au pays des heures, les arbres ont des réveils,

ils sonnent à chaque minute pour me tenir

éveillée. J'ai beau me tourner et naviguer sur

le lit du fleuve ralenti, je ne peux m'adonner

aux rêves délicats. Mon chien est le gardien

de la nuit, il veille sur la chandelle allumée,

sans lui je partirai vers le gouffre de l'ennui.

Au pays des heures, la lune n'est qu'un trait

dans le ciel  encore lumineux, à peine assombri

 et mon café toujours chaud ravive mes envies

 

Jacek Yerka 1952 - Polish Surrealist painter - Tutt'Art@ (3)