Comme un géant aux ailes déployées

il a vogué au dessus de l'océan,

sentant son coeur vibrer à l'approche

du continent. Happé par la poussière

ocre de la terre fertile, il a ouvert

sa chemise pour donner à sa peau

la chaleur désirée. Les yeux fermés

il a compris toutes les leçons qu'il

avait apprises sur ce paradis lointain.

Dans sa main, le sable gris a coulé

il s'est penché vers la poussière fertile,

aux reflets argentés comme l'écume

de la mer des matins nuageux et furieux.

Je lui ai fait signe de la main, il chemine

maintenant, je le sais fier et heureux,

son regard clair parfois tendu vers les cieux.

Korhogo1981