Je ne t'ai pas vu t'élever,

et tu as toujours été grand,

en quête perpétuelle de la

parole des adultes, tu côtoyais

les offrants, les penseurs

et leurs écrits discutés sans relâche.

Cet amour des mots, tes parents

l'avaient nourri et t'en abreuvent

encore. Toi tu le transmets

avec la ferveur d'un croyant

en un monde pétri de savoirs

et de joies partagées. Tu cueilles

la vérité des lettres comme j'ai

recueilli tes premiers balbutiements.

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