Dans les nuits opaques je cours à l'infini

pour atteindre à l'aube l'horizon d'Abyssinie

il fuit toujours devant ma course effrénée

à perdre haleine, le réveil en est essoufflé.

 

J'ouvre les persiennes ajourées et brodées

j'aperçois alors le ciel et sa cohorte de nuées

plongeant dans l'horizon écumant et bruyant.

le soleil a du retard il est à peine scintillant.

 

Le soir, accoudée à la fenêtre de mes rêves

je scrute l'horizon, il s'approche de la grève,

puis repart tel un cheval haletant au galop,

je ne l'atteins jamais, il a quitté Saint-Malo.

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