La façade de mon enfance a perdu sa prestance,

la maison provençale n'est plus qu'un pan de mur

où la glycine ne pourra  enrouler ses volutes.

Je passe et repasse devant, le coeur désolé,

mon sourire aux passants n'est qu'un masque.

Ô Combien de façades, combien de murs,

s'écroulent et tombent laissant orphelins

sans défense les enfants de ce monde ?

 

Derrière, le vide le néant, on a volé ma vie,

comme on ravit l'espoir des générations

qui perdent en un instant les promesses

de leurs parents. L'existence elle-même n'est

qu'un jeu de miroirs où ceux qui bâtissent

trouvent des avantages aux glaces qui ne

renvoient parfois que la faible apparence

de leur triste et solitaire image de façades.

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