Tu écris des mots magiques aux autres,

tu souris à ceux que tu croises dans la rue,

jamais tu ne mumures des mots doux.

 

Ce n'est pas moi que tu vois quand ton

regard  s'attarde sur le mien. C'est juste

mon image. Mon être tu l'as perdu déjà.

 

Loin de toi, je revis comme une étincelle

qu'on rallume un soir de printemps frais.

Je ne suis plus ta guerrière des forêts.

 

je vis en liberté dans les clairières du sud

sans reflet, sans caresse et sans pleur.

Enfin, je cours à perdre haleine dans les près.

Renard-mulotage-face